Acompteo

Transparence

Notre méthode

Nous analysons un devis, nous cotons une demande d'acompte client, pas une entreprise. Une même entreprise peut être cotée différemment selon le montant, l'acompte demandé et la date de la demande. Cette page décrit ce que nous analysons, ce qui déclenche chaque conclusion, et ce que nous ne savons pas faire.

Version en vigueur 2026.08-r3 · 28 août 2026

Les cinq conclusions

Une conclusion n'est jamais une note publique attribuée à une entreprise . Elle rend compte de ce que nos vérifications permettent d'affirmer, à une date donnée, sur une opération précise.

  • Conditions cohérentes

    Le risque mesuré est faible et nous avons pu vérifier l'essentiel. Le versement paraît raisonnable dans les conditions décrites.

  • Éléments à surveiller

    Le risque mesuré est faible, mais une pièce manque pour l'affirmer. Rien n'est reproché à l'entreprise : il reste quelque chose à regarder.

  • Éléments à demander et à contrôler

    Le dossier présente des points qui appellent une action de votre part avant de verser : demander, contrôler, ajuster les conditions.

  • Prudence.

    Une situation défavorable est constatée dans un registre public. Ce n'est pas une opinion sur l'entreprise, c'est un fait daté et sourcé.

  • Informations insuffisantes

    Nous n'avons pas assez d'éléments pour nous prononcer. Ce n'est jamais une conclusion négative.

Ce que nous regardons

Chaque critère alimente un score de risque sur cent points. Un second score, calculé séparément, mesure ce que nous savons réellement du dossier : c'est lui qui nous empêche d'affirmer quoi que ce soit sur un dossier trop mince.

Ce que vous exposez en versant

Le bloc le plus déterminant, et le seul qui ne dépende pas de l'entreprise : il décrit votre transaction. Un même prestataire ne reçoit donc pas la même conclusion selon l'acompte demandé et la date des travaux.

Part du devis versée d'avance
Le poids augmente par paliers à mesure que l'acompte s'éloigne des usages du secteur. Un acompte de 15 % ou moins ne pèse rien ; au-delà de 70 %, il pèse le maximum du critère.
Montant réellement exposé
En euros, et non en pourcentage : 30 % d'un devis de 60 000 € n'engage pas la même chose que 30 % d'un devis de 2 000 €. Lorsque vous nous avez indiqué un échéancier, c'est le montant réellement avancé à un instant donné qui est retenu, pas le total du devis.
Délai entre le versement et le démarrage
Plus le chantier commence tard après l'encaissement, plus la somme reste exposée longtemps. Au-delà de trois mois, nous recommandons systématiquement un échéancier lié à l'avancement.

L'état de l'entreprise dans les registres

Uniquement des sources publiques et officielles, lues à la date de votre demande. Chaque valeur affichée porte sa source et sa date.

Existence, état administratif et ancienneté
Immatriculation, activité déclarée, date de création. Une entreprise jeune n'est jamais dégradée pour son âge seul : elle pèse un peu plus lourd les six premiers mois, puis l'effet s'éteint. Ce qui compte davantage, c'est qu'une société très récente demande un acompte élevé.
Procédures collectives
Publications au BODACC. Un redressement ou une sauvegarde en cours ajoute au risque et déclenche la relecture par un analyste.
Solidité financière, quand elle est publiable
Chiffre d'affaires et résultat des comptes déposés, capitaux propres et trésorerie du dernier bilan. Un dernier résultat en perte, des capitaux propres négatifs, ou des capitaux propres tombés sous la moitié du capital social pèsent chacun dans le score. À l'inverse, des comptes sains rendent une conclusion favorable possible.
Absence de comptes publiés
Traitée selon la cause, jamais comme un reproche automatique. Une société en âge de publier et qui ne publie pas appelle à la vigilance. Une société trop jeune pour avoir déposé, ou une forme juridique qui n'y est pas tenue, n'est pas pénalisée : l'information est simplement en attente.
Décisions de justice
Recherche en accès ouvert (Judilibre), rapprochée par identifiant et par nom, avec relecture automatique pour écarter les homonymes. La source n'est pas exhaustive : une absence n'a jamais valeur d'absence de litige, et nous l'écrivons ainsi.

La cohérence de ce qui est écrit sur le devis

Ce bloc n'existe que si vous avez déposé le devis. Il compare ce qui est imprimé avec ce que disent les registres. Un écart n'accuse personne : il ouvre une question, et déclenche le plus souvent une relecture humaine.

Identité de l'émetteur
Le SIREN, la raison sociale, l'adresse, le capital et la forme juridique lus sur le document sont confrontés au registre. Ces deux dernières mentions sont lues directement dans le texte du devis, jamais déduites : ce qui est imprimé prime.
Coordonnées bancaires
Validité de l'IBAN, banque d'origine, cohérence avec la banque annoncée sur le devis, et rapprochement du titulaire avec la raison sociale. Un même IBAN retrouvé sur des identités sans lien est un signal fort. Aucun de ces écarts ne produit à lui seul une conclusion rouge.
Assurances et qualifications
L'assureur déclaré est confronté au registre des intermédiaires ; les qualifications RGE affichées sont confrontées à l'annuaire officiel de l'ADEME, domaine des travaux et validité comprises. Une qualification introuvable appelle une vigilance mesurée, pas une accusation.
Cohérence de l'activité avec le projet
Comparaison prudente entre l'activité déclarée de l'entreprise et la nature des travaux. Nous ne signalons un écart que lorsque le secteur est manifestement éloigné, jamais par défaut.

Ce qui impose une conclusion

Certaines situations ne se discutent pas avec un score : elles imposent la conclusion, quel que soit le reste du dossier.

  • Liquidation judiciaire en cours, publiée au BODACCConclusion rouge, et relecture par un analyste.
  • Entreprise radiée ou cessée, alors que le devis est émis en son nomConclusion rouge.
  • Entreprise non identifiable dans les registres publicsConclusion grise : nous n'avons pas de quoi nous prononcer.
  • Montant du devis ou de l'acompte impossible à déterminerConclusion grise.

Ce qui empêche d'affirmer une conclusion favorable

Ces plafonds ne reprochent rien à l'entreprise. Ils constatent qu'il nous manque de quoi conclure favorablement, et le disent plutôt que de trancher à votre place.

  • Santé financière non vérifiée (ni capital, ni comptes consultables)Le vert devient jaune. Il manque une pièce, ce n'est pas un grief.
  • Niveau de connaissance du dossier insuffisant pour affirmerLe vert devient jaune.
  • Avis en ligne défavorables sur les contributions les plus pertinentesLe vert devient jaune.
  • Connaissance du dossier trop faible pour toute opinionConclusion grise, quelle que soit la suite.

Ce que nous ne savons pas faire

  • Nous ne disons pas si un prix est juste. Comparer un devis au marché suppose des quantités et des postes détaillés, et une base de prix par région que nous n'avons pas encore constituée.
  • Nous ne portons pas de jugement sur la qualité de la prestation ou du service proposé, ni sur les compétences d'une entreprise. Nous ne connaissons que ce que les registres publient et ce que le devis affirme et nous montre.
  • Une absence dans une source n'est jamais la preuve d'une absence de fait. Les registres de décisions de justice, en particulier, ne sont pas exhaustifs.
  • Nos données portent une date. Une conclusion vaut pour la situation constatée le jour de la demande, et pour la durée de validité affichée avec elle.

Historique des versions

Chaque modification de la méthode est datée et expliquée ici. Une conclusion rendue par le passé l'a été selon la version en vigueur ce jour-là, dont le numéro figure sur le dossier.

Cinq conclusions, et un rouge qui ne se déduit plus d'un score2026.08-r3 · 28 août 2026
  • Une cinquième conclusion apparaît, le jaune. Elle reçoit les dossiers dont le risque mesuré est faible, mais pour lesquels une pièce manque et interdit d'affirmer des conditions favorables. Ces dossiers ressortaient jusqu'ici en orange, c'est-à-dire au même endroit que ceux qui appellent une action : trois cotations sur quatre tombaient dans cette seule case, ce qui la vidait de son sens.
  • Le rouge ne peut plus venir d'un cumul de points de vigilance. Il est désormais réservé à une situation constatée dans un registre public : une liquidation judiciaire, une radiation. Un score, si élevé soit-il, agrège des signaux ; le rouge, lui, affirme un fait, et nous ne voulons affirmer que ce que nous pouvons montrer.
  • Les dossiers qui dépassaient l'ancienne borne du rouge restent en orange et partent en relecture par un analyste. La vigilance n'est pas perdue, elle change de forme : un regard humain plutôt qu'une couleur définitive.
  • Les intitulés des conclusions et leurs couleurs d'affichage se règlent désormais depuis l'administration, sans redéploiement. Le rouge s'intitule « Prudence. » : il invite à s'arrêter et à demander des éléments, il ne prononce pas un refus.
  • L'encre du bandeau de conclusion se calcule à partir de la couleur choisie, pour rester lisible. Au passage, le texte du bandeau orange, blanc jusqu'ici sur un fond clair, passe en bleu foncé : il ne satisfaisait pas le seuil de contraste applicable.
L'assurance déclarée sur le devis est confrontée au registre2026.08-r2 · 20 août 2026
  • L'assureur mentionné sur un devis est recherché dans le registre officiel des intermédiaires en assurance. Le résultat est présenté comme une information : il ne modifie pas la couleur de la conclusion.
Première méthode publiée2026.08-r1 · 8 août 2026
  • Quatre conclusions : vert, orange, rouge, gris. Score de risque sur cent points, dominé par l'exposition liée à l'acompte, croisé avec un niveau de connaissance du dossier calculé séparément.
  • Règles bloquantes : liquidation, radiation, entreprise introuvable, montants indéterminables.
  • Aucune conclusion favorable affirmée sans socle financier vérifié.

Une question sur une cotation en particulier ? Chaque dossier affiche les facteurs qui l'ont déterminé, avec leur source et leur date. Nous écrire.